Projet JICA

Réalisation de l’étude sur l’état des lieux de la chaîne d’approvisionnement du riz en RDC dans les Provinces de Kinshasa, Kongo Central & Mongala

1. Objectifs de l’étude

Réalisation de l’étude sur l’état des lieux de la chaîne d’approvisionnement du riz en RDC dans les Provinces de Kinshasa, Kongo Central & Mongala

Les résultats clés de cette investigation ont permis d’identifier : les producteurs dont principalement des exploitations familiales, traditionnellement ancrées dans des régions comme Mongala (37,5 %) et Kongo-Central (39,6 %), restent dominantes, mais avec des rendements de 1.530 à 2.500 kg à l’hectare. Les transformateurs avec faible équipement plus nombreux dans la Mongala et seulement 5 à Kinshasa. Les commerçant (grossistes et détaillants) de riz importé dominent sur le marché de Kinshasa et Kongo central. Les consommateurs contribuent à une dynamique de préférence de riz importé et seulement à Mongala la consommation est 100% locale.

La cartographie des points d’entrée révèle que le riz local (paddy et décortiqué) transite par plusieurs ports fluviaux privés à Kinshasa, tandis que le riz importé arrive majoritairement via le port fluvial de Beach Ngobila et l’Aéroport de N’Djili, l’axe atlantique étant le principal point d’entrée pour 85,33% des importations maritimes d’Asie.

Le pays observe une dépendance structurelle aux importations, avec 876,6 millions de kg de riz importés entre 2022 et 2025. Avec une entrée en provenance de Bumba de 4.393.900,6 tonnes de riz blanc. A Kinshasa, une écrasante majorité (67,6%) des marchands ne vendent que du riz importé, contre seulement 32,4% pour le riz local uniquement.

Au-delà des volumes et des coûts de transformation, la qualité du produit fini représente un défi majeur pour la compétitivité du secteur local. Le riz local se caractérise par un taux de brisure très élevé. En effet, ce taux atteint en moyenne 58 à 59 % en Mongala et peut grimper jusqu’à 55,2 % pour certaines variétés au Kongo Central, ce qui impacte sévèrement sa qualité marchande et sa désirabilité. En net contraste, le riz importé de Thaïlande, qui domine le marché, affiche des taux de brisure significativement bas, se maintenant dans la fourchette de 5 à 10 %. Cette différence fondamentale de qualité et de présentation rend le riz local structurellement moins attractif pour les consommateurs et limite drastiquement sa valorisation sur le marché face à la concurrence étrangère.

2. Zone d’étude

Provinces de Kinshasa, Kongo Central & Mongala.

3. Méthode

La méthodologie employée était une approche mixte (quantitative et qualitative), participative et inclusive, déployée dans les provinces ciblées pour leur rôle stratégique dans la filière. Un échantillon représentatif de 1068 enquêtés a été constitué, incluant 248 producteurs de riz paddy, 59 transformateurs/unités d’usinage, 157 marchands (détail), 86 marchands (gros), 20 fournisseurs de riz importé et 498 consommateurs. L’analyse des données s’est principalement appuyée sur des statistiques descriptives.

Les principaux défis logistiques identifiés incluent la faiblesse des infrastructures routières, le manque de coordination entre les différents acteurs de la chaîne, l’insécurité dans certaines zones de transit et des prélèvements et taxes élevés le long de la chaîne d’approvisionnement.

Dans toutes les provinces, les modèles de machines les plus répandus proviennent de la marque CHANGFA, principalement les types SB10, SB30 et SB50. Les équipements du PNR correspondent à ces trois modèles.

Les machines acquises dans la province de Mongala sont importées de Chine via Butembo, avec des fournisseurs locaux situés la province. Celles acquises dans les provinces du Kongo Central et de Kinshasa traversent Matadi comme point d’entrée, et sont distribuées aussi par commande par un fournisseur basé à Kinshasa.

4. Résultats attendus

Les résultats clés de cette investigation ont permis d’identifier : les producteurs dont principalement des exploitations familiales, traditionnellement ancrées dans des régions comme Mongala (37,5 %) et Kongo-Central (39,6 %), restent dominantes, mais avec des rendements de 1.530 à 2.500 kg à l’hectare. Les transformateurs avec faible équipement plus nombreux dans la Mongala et seulement 5 à Kinshasa. Les commerçant (grossistes et détaillants) de riz importé dominent sur le marché de Kinshasa et Kongo central. Les consommateurs contribuent à une dynamique de préférence de riz importé et seulement à Mongala la consommation est 100% locale.

5. Bailleur des fonds

L’étude a été financée par l’agence Japonaise de Coopération International – JICA.

6. Bénéficiaires directs

248 producteurs de riz paddy
59 transformateurs/unités d’usinage
157 marchands (détail)
86 marchands (gros)
20 fournisseurs de riz importé
498 consommateurs